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L.G. Lettre de la Gouvernance

Evolution des métiers de la DSI

Conférence-débat  de Gérard Balantzian à l’IMI - Université de Technologie de Compiègne

Thème : l’Evolution des Métiers de l’informatique et des systèmes d’information

Paris - 30 mai 2007

 

Une vingtaine d’entreprises présentes ont accepté de témoigner d’une part de l’écart existant entre la DSI et la Direction Générale de leur entreprise et d’autre part de proposer des solutions concrètes pour les métiers de la DSI, demain.

REDUIRE L’ECART DG - DSI

L’écart entre l’approche de la direction générale et celle du S.I., selon les 20 entreprises, se réduira si les actions suivantes sont assurées :

  1. La communication et le relationnel sont des critères de différenciation des DSI. Convaincre, développer les espaces de communication, diffuser, démontrer, étendre, être à l’écoute des besoins, s’accorder, informer, rendre compte et développer les outils support à une bonne communication.
  1. L’ouverture du SI aux partenaires extérieurs, en particulier lorsqu’une partie des activités est externalisée. Bien entendu, il est nécessaire de publier les tableaux de bord de la DSI pour accroître la visibilité et la transparence.
  1. La constitution d’un bureau projet et une assistance adaptée à la maîtrise d’ouvrage prennent appui sur une démarche orientée service. La culture du service remplace la culture technique introvertie.
  1. Les DSI veulent participer au comité de direction pur une meilleure appropriation de la vision de l’entreprise. Ils s’attendent à un management de la responsabilité et non de la faute et n’acceptent de promouvoir l’agilité que si on fait également preuve d’agilité constructrice à leur égard. La nécessité d’une meilleure compréhension des besoins de la direction générale accompagnée du partage de la vision et de la stratégie de l’entreprise autour des métiers permet de  redéfinir les objectifs de la DSI vis-à-vis de l’entreprise. Impliquer la DSI dans l’élaboration de la stratégie d’entreprise est une des orientations fortes des métiers de demain.
  1. Pour répondre aux besoins clients et du marché et mettre en place un comité transversal d’arbitrage des besoins, les DSI comprennent qu’il faut améliorer le support et l’accompagnement, assurer une meilleure connaissance du client et concrétiser le décloisonnement en tournant le dos aux habitudes passéistes. La volonté de donner une dimension commerciale au SI et une  réactivité sont des caractéristiques d’un métier en évolution.  La DSI doit donc permettre l’accès aux données et à la connaissance et apporter sa contribution pour redéfinir les flux de l’entreprise.
  1. Les référentiels de la qualité sont pris en compte et de plus en plus respectés. La surveillance est renforcée (traçabilité, etc.). Il est ainsi possible de présenter la qualité des processus métiers au comité de direction.
  1. Anticiper, définir le désir interne et externe, enrichir et s’appuyer sur l’humain, former aux nouveaux outils en liaison avec la DRH.
  1. La dématérialisation en marche et la modélisation d’espaces web promouvant l’image de l’entreprise (blogs, forums, wiki, wifi, …)  doivent s’appuyer sur de nouvelles architectures avec un objectif d’agilité pour répondre aux besoins du métier. Les outils d’e-collaboration soutenus par des systèmes de Datawarehouse et Datamining profitent aux utilisateurs et au partage des savoirs.
  1. La promotion des nouvelles technologies pour créer de la valeur est soulignée par de nombreux responsables. A cet effet, il est nécessaire  d’améliorer la veille technologique et économique.

SE PREPARER AUX METIERS DE LA DSI,  DEMAIN

La DSI, demain, ne sera plus dans un ghetto mais au service de l’entreprise. Son profil sera composé de plusieurs dimensions, dont celle de la communication largement soulignée par les 20 entreprises. Son expérience métier reconnue et son charisme ne suffiront pas. Il faudra cinq ‘Plus’ :

  1. Un ‘Plus’ pour accompagner la richesse et la compétence humaine, communiquer (attitude commerciale), être à l’écoute et un relais pertinent interne de  l’externalisation (rôle de MOA). Des expressions comme ‘être plus vendeur’, ‘promotion efficace’, ‘relation business’ démontrent un changement de culture.
  1. Un ‘Plus’ sur le financier des investissements : Alors que certains considèrent le SI comme un centre de profit, les préconisations de bonnes solutions doivent s’appuyer sur une justification des investissements. La DG attend des conseils pertinents pour comprendre les gains espérés liés à ces derniers. Il faut savoir industrialiser et en même temps faire du sur mesure lorsque les alliances l’exigent. La capacité de coopérer et d’entraîner les équipes à coopérer est un trait commun dans l’ensemble de ces témoignages. Bien entendu dans une culture réseau.
  1. Un ‘Plus’ sur le plan de l’organisation afin d’assurer la flexibilité grâce aux outils d’e collaboration et de mobilité, la gestion de contrats d’externalisation, le pilotage et solution des sous-traitants des DSI, la mise à disposition de nouveaux services aux utilisateurs, la fin des frontières physiques, temporelles, linguistiques font appel à une nouvelle gouvernance (et même e-gouvernance). Le respect des référentiels n’en est qu’un des chapitres.
  1. Un ‘Plus’ sur le plan de la créativité (surtout autour du web 2.0) qui  s’accompagne de formations  et de communication. La DSI passe des activités de supports à des activités de l’entreprise. Elle veut devenir plus pro active, une véritable force de proposition en intégrant  la relation client.
  1. Un ‘Plus’ pour réussir ces transformations. La DSI doit se positionner telle une SSII interne et se rapprocher des métiers et du cœur de métier. Architecture et urbanisation en sont les expressions formelles mais la DSI ne se contente pas de formaliser les cartographies. Elle souhaite également jouer un rôle actif sur le plan du e-learning, du e-collaboration, de la sensibilisation à la numérisation. Son rôle de veilleur et sa prise de recul n’en seront que mieux appréciés si les préconisations formulées à l’entreprise lui permettent de prendre un avantage décisif face à la concurrence qui ne reste pas passive.

La DSI a de plus en plus un rôle d’ensemblier visionnaire et stratège, de coach, de médiateur, de préconisateur, d’accompagnateur et de pilote éclairé.

La DSI doit maîtriser la communication si elle veut que le S.I. devienne un patrimoine commun préservé et enrichi par tous, créateur de valeur. On ne peut se contenter de l’évolution des infrastructures et de la bonne interconnexion des architectures. Celles-ci ne créent pas de valeur.

En particulier lorsque l’entreprise recherche une cohérence entre les thématiques développées par le niveau corporate et le terrain, la DSI a une influence à faire valoir, un ‘soft’ management plus qu’un pouvoir d’imposition directif, un rayonnement à assurer, une mise en lumière à faire, un dynamisme à démontrer, une passion à contaminer et un plaisir de partage de l’information à généraliser.

© Gérard Balantzian, Tous droits réservés
14 juin 2007

 


 

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